EVIDENCES
Éducation à la Santé et au Bien-Être

Les Dégénérescences Lobaires Frontotemporales (DLFT ou DFT)

« Quand la vie nous fait des sales coups »

Femme à l'abrit du Soleil

L’identité : « Mon nom est Personne » (Film de Sergio Leone)

Cette Dégénérescence des neurones et des cellules gliales des Lobes Fronto-Temporaux du cerveau fait partie des quelques 7.000 maladies connues dites orphelines et actuellement incurables en médecine.

Encore méconnue par la plupart des patients et de leurs familles tout comme du corps médical et des soignants, la DLFT reste difficile à diagnostiquer et à différencier d’autres maladies neuro-dégénératives (Ex. : maladie d’Alzheimer, psychiatriques ou autres comme les démences).

La DLFT pourrait concerner bien plus de personnes dans un avenir proche qu’on ne pourrait l’imaginer.

Cet article vous permettra de le réaliser par vous-même, d’aider ceux qui en souffrent et d’agir préventivement si vous êtes à risque.

L’environnement et le contexte des D(L)FT : où, quand et comment survient une DLFT ?

La pression professionnelle intenable que mettent les actionnaires, les banques, les patrons et les états ébranle de plus en plus à mal les droits de l’homme, les acquis sociaux et la santé des travailleurs em-ployés. L’épidémie de burn out et de maladies professionnelles coûte des fortunes aux entreprises et aux contribuables. Ce retour à une forme d’esclavage sous « rémunéré » mondial pourrait déboucher sur l’explosion de maladies comme la D(L)FT.

Il est important de savoir que la D(L)FT, malgré son sous-diagnostic, est déjà aujourd’hui la troisième cause de démence. Elle touche 1,5/100.000 personnes en France pour 7,5/100.000 aux USA et coûterait plus ou moins 135.000 $ par an par personne à la société. Pour 2/3 des patients, l’âge de début se situe entre 45 et 65 ans. La différence entre les hommes et les femmes n’est pas significative.

Grace à l’approche psycho-généalogique, périnatale, biographique (sociale) de la vie des patients et leurs familles concernés par cette maladie dite incurable, il est possible de rechercher ce qui se répète invariablement dans leur vie et de découvrir les contextes qui créent le terrain propice à son déclenchement. Un profilage des personnes à risques peut être ainsi établi. La possibilité d’une réelle prévention et d’une non transmission à la descendance des conflits générateurs de cette maladie est alors envisageable. Il devient également plus évident de cibler les conflits générateurs de troubles chez les personnes en souffrances et d’œuvrer à les apaiser.

L’entourage familial ((ex)conjoint, (beaux-)enfants, petits-enfants) ainsi que le personnel soignant, jouent de ce fait un rôle capital dans la recherche des invariants de cette maladie orpheline encore incurable. Tout accompagnement, par cette recherche, peut ainsi contribuer à déclencher, comme c’est le cas pour toute maladie, des guérisons « spontanées ».

A l’heure actuelle, j’ai pu découvrir que dans des contextes particuliers de vie (conjugaux, familiaux, sentimentaux, socio-professionnels, ...) les patients atteints font face à des confrontations physiques et orales, intenses, imparables, inconnues, imprévues, inutiles, répétées dans le temps. Ces confrontations sont vécues comme injustes dans l’isolement et placent les patients dans une incapacité de répondre. Ce vécu les met KO. Au cœur de ses confrontations, ils sont perpétuellement pilonnés de tous côtés (temporal) ou de front. Ils reçoivent des coups de massue à répétition ou s’en administrent de différentes façons, à coups de drogues par exemple. Certains patients bien évidemment sont tout autant adeptes de ces comportements vis-à-vis de leur entourage. Ils boxent ceux qui se confrontent à leurs décisions de multiples façons et lorsqu’un jour ils finissent par se faire boxer eux-mêmes, ils perdent leur pouvoir d’imposition et en restent gravement pantois, KO.

Un contexte de tyrannie, de soumission et de domination est ainsi fréquemment retrouvé aux seins des confrontations.

De multiples autres facteurs environnementaux confrontants tels que des catastrophes naturelles, politiques ou industrielles peuvent favoriser l’accélération de la D(L)FT. Tant de coups en tout genre y sont présents.

Un facteur traumatique crânien périnatal lié à l’usage des ventouses ou des forceps pour sortir de la mère pourrait également prédisposer aux D(L)FT.

Enfin, des mémoires épigénétiques de traumatismes crâniens transgénérationnels devraient également faire le lit des D(L)FT.

Les comportements (symptômes) internes et externes pathologiques des D(L)FT : comment s’exprime cette dégénérescence fronto temporale ?

Boxeurs et bosseurs

Une pathologie, c’est un comportement dû à une pathie (ressenti) qu’on n’a pas pu mettre en mots (logos) et qui s’exprime en maux. Une maladie, C’est un mal à di(r)e, c’est-à-dire une souffrance muette ou l’absence de mots mis fini par faire de nous une momie !

Selon le présupposé très lamarckien de la programmation neurolinguistique que « Tout comportement procède d’une intention positive de survie et d’une adaptation évolutive pour poursuivre la vie », il est légitime de se poser la question du but et du sens des changements de comportements d’une maladie, c’est-à-dire des symptômes de la maladie par rapport à ceux des organes sains.

En médecine, nous savons de mieux en mieux comment épigénétiquement une cellule devient suicidaire (apoptose ou dégénérescence) ou immortelle (cancer) mais pas pourquoi ni pour quoi...

On a ainsi pu s’apercevoir que ceux qui font des apnées du sommeil et des AVC ou qui se bourrent la gueule avec de l’alcool, des médicaments, des drogues ou de la malbouffe seraient plus sujets aux D(L)FT.

Les liens entre les conflits psychologiques déclenchant ces maladies et ceux des comportements ci-dessus favorisants ne sont pas encore évidents. Mais quand on se « bourre la gueule » d’alcool, de tabac, de drogues, de médicaments et de malbouffe, c’est peut-être pour adoucir ou oublier qu’on en prend plein la gueule psychologiquement. Il est possible que ce faisant, on va se défoncer, s’auto-boxer, s’auto-anéantir parce qu’on s’en veut d’en prendre plein la gueule et de ne pas savoir réagir adéquatement pour y mettre un terme. Les expressions de la langue française traduisent ce désir à merveille : « Il s’est explosé le cerveau, il s’est mis une tamponne, … »

Parmi les comportements relationnels nous pouvons observer une forte pression exercée sur soi et ou sur l’autre par des joutes verbales et des prises de tête répétées. On en met plein la gueule à l’autre en parole, jusqu’à lui exploser le cerveau et le mettre au tapis. La pression verbale est bien évidement répétée, l’objectif étant de laver le cerveau de l’adversaire et de le rendre obéissant à souhait. Le but est d’arriver à ce que l’autre en ait par-dessus la tête, en perde son latin, soit désorienté, se soumette et jette le gant. Bien évidemment, ceux qui harcèlent verbalement et assènent les coups ont la tête dure et la victoire reviendra à celui des deux qui, finalement, aura la tête la plus dure.

La violence des coups se fait ainsi par l’usage de la « communication » ou par des actes pernicieux et cruels qui explosent le cerveau. Ce type de communication n’a en fait rien à voir avec son essence première puisqu’en latin communicatio signifie mise en commun et non pas imposer son point de vue. Communiquer c’est mettre en commun ce qu’on a d’unique (nos différences).

L’histoire de l’évolution de la vie nous a effectivement montré que c’est l’union des différenciations (biodiversité) qui fait la force. Pour ce faire, il est indispensable que le but et le sens de nos différences soient entendus, respectés, reconnus et partagés.

Parmi des personnalités connues, Nietzche (philosophe) et Terry Jones (comédien des Monty Python) auraient été atteints d’une D(L)FT. L’étude de leurs œuvres devraient permettre d’y retrouver les signes extérieurs neurocognitifs sujestifs de la D(L)FT, comme la perte du sens moral (« Au-delà du bien et du mal ») ou l’humour absurde « inutile ».

Il existe 3 formes de D(L)FT définies selon la localisation cérébrale des neurones touchés. Chacune de ces formes présente des invariants qui leurs sont propres. J’ai pu les répertoriés grâce aux recherches du corps médical, des familles et des patients

Lorsque les neurones touchés sont dans le lobe frontal : « Le choc frontal »

 Avec cette forme de D(L)FT les personnes souffrantes présentent une perte progressive de personnalité et de comportement adaptatif social. Elles ressemblent peu à peu à des zombies ou morts-vivants (momies) et deviennent insipides, inodores et incolores

Les « coups de poing » direct en pleine face, les « uppercut » psychiques les ont sonnés, et les ont mis progressivement « knock out », hors services et hors d’elles-mêmes.

Le lobe préfrontal est le chef d’orchestre du cerveau. Il est le filtre qui permet de nuancer les perceptions. Il est le siège du contrôle des fonctions associatives et exécutives qui facilitent l’adaptation au sein de l’environnement.

Dans cette forme de D(L)FT, c’est comme si le lobe préfrontal, qui incite à prendre de la distance, à avoir une vue d’ensemble, à nuancer le vécu pour se forger une opinion personnelle et ainsi innover face à ce qui se vit, était hors service. Il s’avère que les pressions de l’environnement ont pris les commandes et que le lobe préfrontal n’arrive plus à occuper sa fonction de chef d’orchestre.

Il en résulte une perte du comportement conscient et d’opinion personnelle, la délibération mentale n’a plus lieu. La manière d’agir de la personne souffrante devient ainsi automatique, réflexive et impulsive.

Cette dégénérescence des neurones de la base du lobe frontal inhibe préférentiellement les comportements considérés habituellement comme inutiles mais qui donne une couleur unique à la personnalité (la culture, l’humour, la créativité insensée, l’opinion personnelle novatrice..). Cette dégénérescence inhibe également les comportements considérés comme utiles tels que respecter la loi, les codes de conduites et les règles de savoir-vivre.

La notion d’utile et d’inutile qui est relative et liée au contexte spatio-temporel fini même par disparaitre. Ex. : tuer, en temps de paix est considéré comme un meurtre condamnable alors qu’en temps de guerre tuer est considéré comme un acte de bravoure honorable.

Petit à petit, même les codes de conduites sociales disparaissent. Ex. : la personne souffrante se met à manger avec ses mains, pioche dans le plat ou dans l’assiette de son voisin, ne respectent plus les règles du code de la route et devient un danger public pour elle-même et pour les autres. Elle se déshabille dans les lieux publics lorsqu’elle a trop chaud …. Elle qui n’osait jamais rien ou qui déjà par sa dominance osait certaines choses, maintenant elle ose tout grâce à sa DF(L)T !

Symptômes répertoriés les plus fréquents

  • regard fixe, vide, éteint tel un zombie
    • - perte de la capacité de décider pour soi-même (suit la volonté des autres)
  • Désinhibition sociale :
    • gestes et paroles inappropriés et impulsifs
    • perte des convenances (savoir vivre), du sens moral (obscénité, insulte) et de la vie sociale (code de conduite)
    • négligence physique
  • Perte des prévisions des conséquences de ses faits, gestes et paroles et se met ainsi en danger
  • Indifférence affective (perte d’empathie), y compris pour ses proches
  • Révoltes et colères violentes si confrontations, oppositions, obligations, interdits, brimades, injustices
  • Apathie, inertie précoce si on refuse de le suivre, perte de motivation
  • Hyper oralité, gloutonnerie, désir de mets sucrés et alcoolisés
  • Comportements stéréotypés et persévérations (TOC, tics) :
    • gestes, questions, mimiques, dessins, ...
    • repli sur soi
  • Difficultés dans l’exécution technique de tâches (décider, contrôler, planifier, (co)ordonner, ...)
    • perte d’autonomie

Lorsque les neurones sont touchés dans les lobes temporaux : mettre des mots (oral) sur le temps (biographie)

Les personnes souffrant de cette forme de D(L)FT présentent un déclin et une perte progressive du langage mais ne présentent pas de troubles moteurs et conservent leur autonomie

Symptômes des aphasies primaires progressives (APP)

  • Sémantique : perte de la reconnaissance, de l’usage, de la compréhension, du sens des mots et des objets. « Je ne sais pas de quoi tu parles »
  • Agrammaticale ou progression fluente : perte de la grammaire, de l’élocution, de la fluence catégorielle et littérale (incapable de citer une liste d’animaux ou de mots commençant par la même lettre)
  • Logopénique :
    • manque de mots et de leur sens : « Tu sais bien ce que je veux (et ne peux le) dire »
    • difficulté à comprendre les phrases longues par perte de mémoire courte
    • difficulté à suivre une conversation
    • paraphrasie : utiliser un mot pour un autre
    • écholalie : répéter les fins de phrase

Lorsque les neurones sont touchés dans les zones motrices

Déclin progressif de la motricité avec absence de troubles du langage

Dégénérescence cortico-basale (DCB)

  • Apraxie : trouble et perte des gestes simples (fermer ses boutons, former un numéro de téléphone, ...)
  • Dystonie :
      • posture anormale des membres
      • marche en traînant les pieds
      • grasping (serre les doigts (s’accroche)
      • mouvements ralentis et rigides

Paralysie supra nucléaire progressive (PSP)

  • Trouble et perte d’équilibre et de la marche (chutes)
  • Mouvements ralentis et rigides
  • Perte du mouvement des yeux
  • Tremblements (Cf. Parkinson)

D(L)FT + sclérose latérale amyotrophique (SLA)

  • Trouble du comportement et/ou du langage
  • Amyotrophie (fonte des muscles) latérale G ou D (en lien avec des personnes à nos côtés, c’est-à-dire parents, partenaires, enfants, collègues, voisins, ...)
  • Trouble de la déglutition et de la respiration (en lien avec des choses in-avalables et irrespirables avec des collatéraux)

L’encéphalite traumatique fronto-temporale

Même si l’origine de la dégénérescence est différente entre l’encéphalite traumatique fronto-temporale (chronique) physique et les D(L)FT, il est intéressant de les mettre en parallèle. Physiquement et psychiquement, ils en prennent plein la gueule et la tête.

Selon moi, dans de tels cas, la première question à se poser est pourquoi des hommes et des femmes en viennent-ils à choisir des sports amateurs ou professionnels (boxe, rugby, football, hockey sur glace, ski, cascades, moteurs ...) ou des situations (militaires, policiers, casseurs, manifestants, couples violents, ....) propices aux sales coups physiques sur la tête ?

Ces traumatismes peuvent mettre KO par œdèmes ou hémorragies cérébrales pouvant engendrer des taupathies (voir plus loin) secondaires comme dans les D(L)FT.

Les capacités et les incapacités capacitantes des DLFT

Toutes les maladies sont épigénétiques, c’est-à-dire qu’elles sont le résultat d’activations ou de désactivations épigénétiques de certains gènes offrant des capacités cellulaires uniques.

Toute incapacité dévoile une capacité de ne plus faire. La dégénérescence du lobe préfrontal permet d’échapper à la soumission, à la domination, à l’imposition, au non-respect permanent. Elle permet de ne plus chercher à comprendre, à ne plus répondre à l’attaque, à ne plus sentir la violence des coups portés. En se mettant soi-même au tapis (inhibition d’action) cela permet d’éviter de se battre ou de fuir une relation invivable… Elle permet aussi de se désinhiber, d’oser ce que bon nous semble, de sortir du cadre. Se déconditionner pour oser une liberté d’être ou un dépassement qu’on n’a finalement jamais cru possible sans peur d’être rejeté et abandonné au sein de son environement

Devenir respons(e)-able (à différencier de coupable), c’est devenir apte(able) à trouver les respons(e)s en soi, pour ne pas avoir besoin de déclencher une maladie qui nous fera évoluer et sortir d’une situation morbide et mortifère.

Ainsi que l’explique fort bien Joël de Rosnay dans son dernier livre – La Symphonie du Vivant – nous savons que des hackers peuvent à distance activer ou bloquer épimémétiquement le fonctionnement ainsi que les informations contenues dans nos ordinateurs (mémétique).

De la même manière, les hackers « biologiques » déjà évoqués , c’est-à-dire des êtres issus des 8 règnes du vivant avec lesquels nous serions en conflit, peuvent activer ou bloquer épigénétiquement l’expression des informations contenues dans nos gènes (génétique).

Dans les D(L)FT, 20 gènes sont déjà connus. Ils codent pour la synthèse de protéines (TDP, TAU, FUS) qui ont tendances à s’accumuler en agrégats ou inclusions dans les neurones et les cellules gliales des patients atteints de D(L)FT ou d’encéphalite traumatique, entrainant à terme leur dégénérescence.

Les ressentis conflictuels des D(L)FT

Les neurosciences et l’épigénétique nous permettent aujourd’hui d’observer l’effet subjectif (nocebo = je nuis) que produisent certains faits sur notre cerveau et sur nos gènes.

Plus les sales coups psychiques et verbaux (oral) vécus sont confrontants (frontal) et répétés dans le temps(temporal), Intenses, Imparables, Imprévus, Inconnus, Inutiles et vécus dans l’Isolement c’est-à-dire sans pouvoir en parler, laissant sans voix ou incapable de mettre les mots justes (malé-diction), plus leurs effets seront puissants sur la personne qui les subit. Des événements comme un exil, une radiation, une excommunication, un licenciement à l’américaine du jour au lendemain, un déshéritage, un divorce machiavélique, une aliénation parentale, escroquerie, ... en sont de bons exemples. Ils peuvent aller jusqu’à mettre KO (burn out) la personne qui les vit.

La personne a quelque part la sensation qu’elle n’existe plus à force de se voir passer dessus, être écrasée, ratiboisée, pilonnée, qui plus est sans être entendue dans ses émotions ou son point de vue. Elle fini par croire qu’elle est un fantôme, qu’elle compte pour du beurre ou fini par se laisser devenir un fantôme, une momie, un zombi ou un mort-vivant pour ne plus souffrir

Certains patients, que ce soit sur le plan conjugal (au quotidien ou lors d’un divorce), sur le plan familial (relation aux parents, aux enfants), professionnel (harcèlement patronal ou de collègues) ou sociétal (harcèlement fiscal médiatique, ...), se décrivent comme un « punching ball ». Ces confrontations permanentes leur donnent l’impression d’être le ballon d’entraînement des boxeurs. Ils utilisent des expressions comme : « j’étais KO, au tapis, par terre, à la trappe, dans le placard (Cf. le film de Francis Veber avec Daniel Auteuil) … j’en ai pris plein la tronche, plein la gueule, plein la tête, pour pas un franc... »

A la différence que dans toute compétition, le boxeur et le boxé acceptent de se prêter à ces jeux, ces sports ou à ces situations confrontantes.

Ils se sentent très souvent coup(s)-ables, c’est-à-dire aptes (able) à prendre des sales coups ou à être coup(és) d’eux-mêmes et des autres. Ils pensent que s’ils étaient forts, s’ils avaient plus de personnalité et savaient se défendre, cela ne leur arriverait pas. Ils auraient l’aptitude juste pour affirmer leur volonté et la faire respecter. Ils finissent par se percevoir comme des chiffes molles.

Ils ont ressenti une culpabilité et ont depuis des temps immémoriaux une peur de faire face (confrontation) et d’arriver à parler vrai dans des situations qui comptent à leurs yeux ou avec des êtres qui leurs sont chers. Ils finissent par se sentir perdus, désorientés, démolis, déglingués, ratiboisés, abattus, annihilés, pulvérisés, exterminés, massacrés… et ne plus savoir qui ils sont.

Le film « Un homme pressé » d’Hervé Mimran pourrait bien illustrer cette maladie et la guérison possible qu’elle permet, même si la dégénérescence fronto-temporale de Fabrice Luchini est consécutive à un AVC. Inspiré d’une histoire vraie qui illustre magnifiquement ce thème, il met en image l’homme patron qui pilonne de toutes parts ses collaborateurs et qui finira ensuite pilonné à son tour de toutes parts. Après quoi il trouvera le chemin de la résilience au sein de son environnement familial aimant qu’il avait pourtant privilégié.

Les croyances et les valeurs

Médecins, soignants, familles, malades croient actuellement que toute forme de D(L)FT est incurable et que seul le remède miracle mettra fin à cette abominable maladie. Plus que jamais cette maladie de par la vision atroce que ses symptômes suscitent, éveille des croyances d’impuissance chez chacun. Et bien évidemment, plus encore chez le patient qui, à force d’avoir été mis au tapis, ne se croit plus capable de rien.

Les personnes qui en souffrent croient que familialement, conjugalement, professionnellement, socialement :

  • elles ne valent (plus) rien ou ne sont rien
  • qu’elles doivent se battre, lutter, résister pour prouver qu’elles sont quelqu’un
  • qu’elles doivent se sacrifier pour leur (ex)femme, enfant(s), ....
  • que leur carrière, leur couple, leur vie de famille, la relation à leurs enfants ; leur vie tout entière est foutue, anéantie et qu’elles ne s’en sortiront jamais de leur maladie, des conflits perpétuels maladisants.

Toutes les maladies peuvent guérir si on change humblement de croyances, de ressentis et ainsi d’attitude au sein de son environnement (Cf. la vidéo de Salvator à voir sur www.evidences.be)

Bruce Lipton a montré comment nos croyances peuvent épigénétiquement influencer l’activation et l’inhibition de nos gènes. Et comme le dit Jacques Salomé, « Le possible n’est qu’un petit pas plus loin que l’impossible ».

Le but et le bien fait

Il est encore difficile pour beaucoup de réaliser que la maladie est bien fait(e), qu’elle est une « béné-diction » pour bien dire et un « présent » pour sortir du passé, dépassé à présent.

Elle est là pour attirer notre attention sur tout ce qui nous nuit, nous détruit, nous dégénère et in fine nous tue à petit feu. Par refus de changer ou d’évoluer

Elle est là pour que nous trouvions une attitude face aux évènements surgissant dans notre existence qui soit plus dynamisante et porteuse de vie.

« Pour jouir d’une vie heureuse et accomplie, la clé est l’état d’esprit. » dit le Dalaï Lama. Dans le cadre de la D(L)FT, c’est encore plus vrai.

Après avoir vécu au sein d’un système d’incommunication basé sur des injonctions, menaces, chantages, dévalorisations, disqualifications et maintient de rapports dominants- dominés, la personne souffrante devra plus que jamais réaliser qu’elle s’est laissée définir par l’autre. Elle devra apprendre à redorer son blason de 1001 façons et à se reconstruire. Elle devra réaliser qu’elle a cherché, en restant dans ses conflits permanents, à combler son besoin d’approbation auprès de l’autre et qu’il est grand temps d’entendre les souffrances qui l’empêche de s’affirmer et de se reconnaitre elle-même.

La D(L)FT éveille le patient et l’entourage à des prises de conscience et de valeurs fondamentales qu’il nous revient de cultiver au plus vite pour prendre soin de notre état d’esprit tels que :

  • La responsabilisation face à ce qui nous arrive et face à ce que nous pouvons mettre en place en tant qu’acteur de notre vie pour y palier
  • Le respect de soi-même, le respect de l’autre et par l’autre (assertivité)
  • L’estime de soi composée de l’amour de soi, de l’image de soi et de la connaissance de soi.
  • Le positionnement clair, excluant toute dynamique de manipulation ou d’imposition de son point de vue à l’autre

La D(L)FT éveille le patient et l’entourage à veiller à leur communication et à réaliser combien quelques règles d’hygiènes communicationnelles peuvent être porteuses de vie, de santé et de guérison.

Jacques Salomé et Thomas d’Asembourg, experts en communication, ont développé un ensemble de concepts d’hygiène relationnelle et de points de repères pour nous aider à clarifier ce que nous vivons. Ils ont mis au point des outils concrets pour vivifier et assainir les relations. Tout un chacun pourrait les apprendre pour cultiver une communication bienfaisante en réfléchissant déjà simplement à ce qu’il envoie à l’autre par le biais de sa communication. Est-ce que j’envoie des messages cadeaux, générateur d’énergie et d’amour ? Ou des messages toxiques, générateurs de souffrance et de blessures ?

Certaines règles d’hygiène relationnels évitent en effet de ne pas tomber dans des conversations de sourds, c’est-à-dire dévastatrices et débouchant sur une dynamique de domination-soumission.

La D(L)FT, a pour but d’alerter le monde sur la souffrance qui résulte de notre non-communication, de notre incapacité à nous entendre.

Le sens

 Il est encore plus difficile d’accepter que la maladie a du sens du point de vue de l’évolution de la vie.

Thomas d’Ansembourg et David Van Reybrouck, dans leur ouvrage « La paix ça s’apprend. », nous invitent à modifier notre point de vue pour guérir en profondeur les terribles violences qui déchirent nos sociétés. Ils nous démontrent que la paix, ça s’apprend comme les maths, le sport…, qu’elle est le fruit d’un entraînement régulier et d’une hygiène psychologique qui nous aident à maintenir une bonne santé mentale.

La paix ne tombe pas du ciel. La paix, c’est une discipline qui prend du temps et qui dépend de chaque citoyen. Il faut notamment apprendre qui nous sommes et nous défaire de nos vieux mécanismes.

Trouver le sens généalogique de la D(L)FT au sein de notre arbre généalogique peut nous y aider. Il nous revient de pister dans notre histoire généalogique comment les mécanismes de guerre entre « races », peuples, nations, genres, générations, fratries, ... se répètent et créent un terrain généalogique propice au développement de cette pathologie. Il est nécessaire de réaliser que chacune répète ou subit des comportements appris, vécus dans son enfance et plus avant encore, par ses parents, ses grands-parents, …

 Il reviendra de pister dans l’arbre sur plusieurs générations toutes les confrontations qui ont surgit dans le domaine social, familial, sentimental, professionnel. D’investiguer l’état de santé des relations et de découvrir qui étaient les boxeurs et les boxés.

Etablir un bilan de santé de la communication au sein de l’arbre sera bien évidement incontournable. Qui se laissait démonter, ratiboiser, massacrer, voir même annihiler ? Par qui ? Comment et pourquoi ?

Il reviendra d’investiguer la tonalité des différentes formes de D(L)FT dans la généalogie et de pister l’ensemble des invariants qui surgissent dans la vie des personnes souffrantes chez leurs aïeux et leurs descendants.

Découvrir qui, dans l’arbre, avait une capacité de prise de distance, de vue d’ensemble, de nuance, d’innovation, d’opinion personnelle, de créativité… pourra aider à activer ces capacités préfrontales extrêmement précieuses pour la guérison.

Face à l’augmentation de burn-out, de dépressions, de suicides, d’addictions diverses…devant toutes les formes de violences exprimées avec de moins en moins de retenue, la connaissance et la pacification de soi sont des enjeux de santé publique. Nous avons désormais besoin de cultiver une intériorité citoyenne. Notre développement personnel profond devient la clé de notre sécurité sociale

Il reviendra aussi d’investiguer l’histoire périnatale du patient afin de découvrir ce qui a pu programmer l’attraction de situations confrontantes durant cette période. En quoi la relation entre les parents et avec l’entourage a pu être confrontante.

« Personne n’est né sous une mauvaise étoile, il n’y a que des personnes qui ne savent pas lire le ciel » Dalaï Lama

Toute personne souffrante est spécialiste de la pathologie développée pour la résolution du conflit menaçant son existence. Cette tonalité de conflit est répétitive dans son existence car il lui revient justement d’en devenir maitre pour réaliser son expérience terrestre.

 Il lui revient de prendre le temps de se retrouver pour recréer l’essentiel dans sa vie, la relation et la communication (non violente) avec tous ceux/ce qu’on aime et qui partagent notre vie. Son entourage, en en faisant de même, peut l’y aider et en bénéficier.

La sagesse de la D(L)FT

Comme pour toutes les maladies, la maladie n’est pas la difficulté à résoudre mais l’aide parfaite de la vie pour y arriver de manière responsable.

La D(L)FT incarne la définition de la santé de l’OMS : la santé n’est pas uniquement une absence de symptômes physiques, c’est un bien être mental et social.

De nombreuses citations du Dalaï Lama vont en ce sens et peuvent être des sagesses vers lesquelles les boxeurs psychiques pourraient tendre afin de ne pas cultiver le terrain propice à une D(L)FT :

« La vie contient beaucoup de cadeaux mais peut-être nous est-il possible de devenir un cadeau pour autrui. », « Le but de notre vie doit être positif. Nous ne sommes pas nés avec l’objectif de causer des ennuis, de nuire à autrui. » Conscientisez ce que nous sommes pour l’autre et apportons à l’autre est incontournable pour qui désire pacifier les relations.

« Le malheur provient toujours de ce que l’on se sent prisonnier à l’intérieur de sa propre peau, de sa propre cervelle. », « Pour jouir d’une vie heureuse et accomplie, la clé est l’état d’esprit. », « Vous êtes maître de votre vie et qu’importe votre prison, vous en avez les clés. », sont autant de motivation pour tout patient en souffrance, enfermé dans des conflits dont il a la sensation de ne pas pouvoir s’extirper.

« Mettez-vous toujours à la place de l’autre. Renoncer un temps à vos opinions, à vos jugements afin de le comprendre. Bien des conflits peuvent ainsi être évités. », « Le silence est parfois la meilleure des réponses. », la liste des sagesses du Dalaï Lama qui aide à un nouveau code de conduite préventif de la DFT est longue.

La D(L)FT est une maladie qui nous conduit à cultiver une communication saine et vivante telle que l’apposition : est-ce que nous pouvons échanger sans toujours être obligés de nous confronter ? Déposer son point de vue à côté de celui de l’autre, faire une demande sans s’opposer, sans disqualifier l’autre ? Quitter son état de dominance ou de soumission pour devenir assertif. C’est-à-dire devenir auteur de son opinion sans avoir besoin que l’autre y adhère et ainsi se respecter, respecter les autres et inspirer le respect aux autres. Quitter la pseudo-acception, la passivité -dépendance par peur du rejet et de l’agressivité.

L’apposition vise à cultiver la coopération, l’ouverture, l’entraide, la confiance et la cohabitation avec l’autre au-delà des différences.

Prendre le risque de perdre en osant être soi c’est-à-dire en posant des choix personnalisés.

Une communication qui vise à transmettre des savoirs être, des savoirs créer, des savoirs devenir. Autant de thèmes qui s’adressent aux parents et adultes pour former des générations mieux-communicantes, changer nos habitudes et prévenir les D(L)FT.

Il revient à chacun, autant au boxeur, qu’au boxé de se demander comment ils vontensemble ré-enchanter leur vieet celles des autres.

Pour ce faire, il est nécessaire de conscientiser que si on pense, on ressent et que si on fait toujours la même chose, quelque soit le contexte, on obtiendra toujours le même résultat.

Pour guérir avec la D(L)FT, il est capital de penser, ressentir, faire, parler, communiquer et être en relation de manière non violente et aimante.

Bien comprendre le JE pour mieux comprendre le TU et créer ensemble le NOUS indispensable au bien vivre ensemble sainement.

 

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